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Loi sur le renseignement


Tous suspects… Tous coupables !

sur écoute

Loi sur le renseignement… ou de Charlie à l’État policier

Un arrière-goût de déjà vu : de même que le 11 septembre 2001 a engendré aux Etats-Unis le « Patriot act », la vague d’émotion suscitée par les attentats contre Charlie Hebdo et l’hyper casher nous offre la « loi sur le renseignement », un arsenal liberticide.

Présentée mi-avril à l’Assemblée Nationale par Valls lui-même, votée au pas de charge à l’Assemblée comme au Sénat, nous ne doutons pas un instant qu’elle sera adoptée définitivement.

Cette loi, c’est quoi ?

Une opportunité exceptionnelle pour le pouvoir, après le 11 Janvier et « l’union nationale », pour ressortir des cartons au prétexte de l’antiterrorisme, une énième loi sur le renseignement. Le projet utilise sept prétextes pour justifier diverses techniques de renseignement :

  • L’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale ;
  • Les intérêts majeurs de la politique étrangère et de la prévention de toute forme d’ingérence étrangère ;
  • Les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France ;
  • La prévention du terrorisme ;
  • La prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution de groupements dissous ;
  • La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées ;
  • La prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

Le pouvoir profite de cette loi pour créer un nouveau fichier (FJAIT) qui recensera les noms et adresses de toutes les personnes condamnées ou mises en examen pour terrorisme.

On s’aperçoit rapidement que le spectre est tellement large qu’il permet d’écouter et/ou de surveiller à peu près n’importe qui, n’importe quand et n’importe où, et de conserver sur de longues périodes les données ainsi recueillies.

Légalisation des méthodes de « barbouze »

Les agents des services de renseignement pourront désormais sonoriser des véhicules, des habitations, des bureaux, y placer des caméras, poser des balises de géolocalisation (pose de valisettes sous les véhicules), consulter le contenu des ordinateurs et des messageries sur internet. Installation de boîtes noires chez les opérateurs et hébergeurs de sites munies d’algorithmes chargés de détecter des comportements atypiques de la population mais typiques des terroristes (!) ; pose de fausses antennes relais capables de capter toutes les conversations des habitants dans un rayon de 500 m…

Tels sont les moyens d’une véritable police politique.

Sans limites et sans contrôle

Adoptée en procédure d’urgence sans débat, ni public ni parlementaire, cette loi concentre des pouvoirs exorbitants sur l’exécutif. Sans aucun mandat judiciaire, tout ce pouvoir d’espionnage étant entre les mains du Premier ministre : une véritable fusion des différents pouvoirs, sans possibilité de mise en œuvre de contre-pouvoirs.

Des mesures inefficaces…*

Depuis une vingtaine d’années, l’empilement des lois et pratiques sécuritaires n’a pas fait diminuer le sentiment d’insécurité.

“Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.”
— Thomas Jefferson

Cet arsenal législatif est un leurre !

Les politiques inégalitaires sont responsables du désordre social en France et dans le monde, et sources d’insécurité. Les seules propositions qui nous sont faites, c’est d’augmenter toujours davantage le contrôle sur les populations pour soi-disant en assurer la sécurité. La focalisation sur l’aspect sécuritaire évacue et criminalise les préoccupations du mouvement social.

Un État qui écoute secrètement tout le monde est bien un État policier.

Nous ne devons pas nous laisser dépouiller de nos droits, nous ne devons pas laisser criminaliser celles et ceux qui résistent.

Avec les syndicats, les associations de défense des droits, les organisations politiques, les individus et toutes celles et ceux qui le voudront, nous devons tout faire pour que cette loi liberticide ne soit pas adoptée et, si elle l’est, se battre pour son abrogation.

Résistons à la criminalisation des mouvements sociaux et à l’instauration d’un ordre de plus en plus inégalitaire et totalitaire !

De nombreuses associations et organisations sont déjà mobilisées :

sous-surveillance.fr

Exigeons le retrait de ce projet de loi et de toutes les lois sécuritaires et liberticides !

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